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Convention 2010 de la Jeune Chambre Economique Française |
NÎMES
La ville avec un accent
Créée il y a plus de 2 000 ans autour d'une source qui fut divinisée, "Némausa", Nîmes fut l'une des plus importantes colonies du monde romain. Traversée par la Via Domitia, route qui venait de Rome vers l'Espagne, elle était, déjà, située à un carrefour commercial et culturel de toute première importance.
Nîmes a connu très tôt son apogée sous le règne de l'empereur Auguste. C'est de cette époque que datent les plus beaux et plus célèbres monuments nîmois.
Auguste, empereur cultivé et ami des arts, fut aussi le grand victorieux de la campagne d'Égypte. Cette victoire fut immédiatement symbolisée par un crocodile enchaîné à un palmier figurant sur les pièces de monnaie avant de devenir le blason, puis l'emblème de la ville.
Le Pont du Gard, l'aqueduc qui amenait l'eau jusqu'à Nîmes, la tour Magne témoignage des anciens remparts qui entouraient la ville, la Maison carrée, temple dédié aux fils d'Auguste sur l'ancien forum romain et les Arènes, sont les plus beaux témoignages de l'art romain en France. |

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Nîmes du Moyen Age au XIXème siècle |
A la fin du Moyen Age, Nîmes est une ville fortifiée. Elle connaît une activité florissante surtout grâce au savoir-faire de ses drapiers. De cette période, Nîmes conserve encore le dessin de ses petites rues et sa cathédrale Saint-Castor au coeur de la vieille ville. Maintes fois démolie et reconstruite, elle témoigne de la violence des guerres de religion qui secouèrent Nîmes de la fin du XVIe siècle jusqu'à la révocation de l'Edit de Nantes.
Aux XVIe et XVIIe siècles, avec les richesses produites par l'essor de l'industrie textile, Nîmes se dote de beaux hôtels particuliers dont les façades, quelquefois austères, cachent toujours de superbes cours intérieures.
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Au siècle des lumières, les grands et somptueux Jardins de la Fontaine, dessinés par Mareschal autour de l'antique source, sont créés à grands frais dans le quartier des riches industriels qui ont délaissé progressivement la laine au profit de la soie. Les remparts sont détruits. La ville s'ouvre sur de nouvelles perspectives.
Au XIXe siècle, Nîmes connaît un nouveau développement avec l'arrivée du chemin de fer, les secteurs viticoles et agricoles en profitent, désormais les produits de Nîmes s'exportent mieux, plus vite et plus loin.
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| L'industrie textile (qui avait été la première ressource des Nîmois depuis plus de trois siècles) le reste encore avec ses fameux châles en Cachemire que toute l'Europe s'arrache, mais aussi avec sa toile-coton solide et peu coûteuse qui deviendra plus tard, teinte en bleu, la célèbre toile de Jean. |
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Nîmes, ville contemporaine
Dans les années 80-90, après de longues années d'immobilisme, Nîmes a mené, sous l'influence de son maire Jean Bousquet, une politique volontariste d'aménagement. Prônant une qualité architecturale résolument contemporaine, Nîmes a invité des architectes de renommée internationale parmi les plus importants de leur génération : Sir Norman Foster pour l'aménagement du forum romain et le Carré d'Art, musée d'art contemporain et bibliothèque ; Jean Nouvel pour "Némausus", des logements sociaux d'avant-garde ; Jean-Michel Wilmotte pour les rénovations du Théâtre, de l'Hôtel de ville, du Musée des Beaux-Arts et des Halles; Philippe Starck pour le centre social et l'Abribus monumental de l'avenue Carnot ; Andréa Bruno pour la Faculté Vauban ; Vittorio Gregotti pour le Stade des Costières et bien d'autres encore. |
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| Des artistes ont aussi été sollicités pour aménager un véritable musée éclaté à travers la ville et concevoir places, statues et fontaines, dans un centre ville rénové : Martial Raysse pour les places d'Assas et du Marché; Bernard Pagès à l'école de Beaux-Arts et boulevard Jean Jaurès. |
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Aujourd'hui, avec l'équipe rassemblée autour de Jean-Paul Fournier, c'est à nouveau une grande ambition pour Nîmes qui s'affirme, avec notamment : |
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l'aménagement de l'espace Arènes - Esplanade - Feuchères, au coeur de la ville ; |
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l'opération immobilière du Triangle de la Gare, destinée à accueillir hôtels, logements, bureaux, commerces et Palais des congrès ; |
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la création d'un campus universitaire sur le site de l'ancien hôpital Gaston Doumergue, au centre d'un nouveau quartier dessiné par Antoine Grumbach sur des emprises cédées par l'armée et la SNCF ; |
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la réhabilitation des places de l'Ecusson ; |
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la mise en oeuvre d'un plan lumière afin de valoriser l'architecture du centre-ville, notamment le secteur sauvegardé ; |
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la mise en oeuvre d'un plan local d'urbanisme ouvrant de nouvelles possibilités de construction pour faire face à l'augmentation de population (150 000 habitants aujourd'hui contre 133 000 il y a 10 ans) ; |
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plusieurs actions de rénovation de l'habitat dans les quartiers périphériques ; |
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l'extension des zones d'activités économiques (les entreprises accueillies à Nîmes depuis 6 ans ont généré plus de 6 000 emplois, en particulier dans le secteur des biotechnologies et des plates-formes logistiques) ; |
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la construction, dans le cadre de la communauté d'agglomération Nîmes Métropole, d'un stade nautique avec piscine olympique ; |
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le choix des transports collectifs en site propre ; |
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l'accueil d'événements sportifs de portée internationale. |
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