Français
English
Deutsch
Nederlands
Español
Italiano
Português
16
LES DERNIERES ACTUALITES
La «Jeune Chambre Economique de Nîmes et sa Région» vous convie à...
Soirée de présentation de la Jeune Chambre Économique de Nîmes le lundi...
Jeudi 2 Mai : Réunion de Commission de travail sur le "Gâchis...

Jeune Chambre Economique de Nîmes et sa Région

MIDI LIBRE du 28 Mars "Thermographie aérienne"
Édition du dimanche 28 mars 2010


Photo archives Gilles...

Nimes. Développement durable« Sortir du discours pour du concret »


CONTEXTE
Incontournable et très attendue, la Semaine du développement durable est LE rendez-vous annuel majeur pour inciter aux changements de comportements. En 2010, à l'heure où le réchauffement climatique ne fait plus débat et qu'un consensus s'est installé pour lutter contre les consommations d'énergie, Nîmes s'inscrit du 1 er au 7 avril, dans cette volonté de réveiller les consciences. L'occasion de faire le point avec Hélène Alliez-Yannicopoulos , l'adjointe municipale au développement durable.

Le développement durable est partout. Mais où est l'adjointe au développement durable ?
Il est vrai que cette délégation est la plus transversale qui soit. Elle est tellement générale que nous avons dû cibler des objectifs précis afin de ne pas nous disperser et d'être

le plus efficace possible, car aujourd'hui, il faut sortir des discours et faire dans le concret. Je me suis donc attelée aux économies d'énergie, en engageant des actions pour réduire notre empreinte écologique.

Vous avez fait réaliser une thermographie aérienne de l'agglomération. Sur quoi cet investissement de 230 000 € va-t-il déboucher ?
Cette opération va permettre de relancer le dialogue sur les économies d'énergie. Il est indispensable d'anticiper la crise énergétique annoncée, car les prix vont flamber. L'augmentation du gaz est d'actualité. Cette thermographie doit provoquer un choc, une prise de conscience, tant chez les particuliers que dans les collectivités de l'Agglo.

Comment ces bonnes intentions vont-elles se traduire ?
En octobre 2010, les habitants de l'agglomération auront accès aux résultats, qui ne seront pas mis en ligne pour des raisons de confidentialité. Mais aussi parce que sur ces photos, la couleur seule n'a pas valeur de diagnostic. Votre immeuble peut être rouge en raison de radiations parasites telles celles d'une terrasse qui irradie la chaleur accumulée dans la journée. Il est donc indispensable d'avoir des explications précises.

Les habitants de l'agglo, soucieux d'être de bons éco-citoyens, ne sont pas au bout de leur peine...
Mieux vaut se donner un peu de peine que de dépenser de l'argent pour rien ! Nous travaillons avec le Conseil d'architecture d'urbanisme et de l'environnement (CAUE) qui va installer un point Info où seront donnés des conseils pour la réalisation des travaux d'isolation. Ce point Info se déplacera dans les communes de l'agglomération pendant trois ans.

Comment ferez-vous adhérer le public à cette opération ?
En organisant, lors de la publication des résultats de la thermographie, en octobre, un salon du développement durable, en partenariat avec le CAUE, les professionnels du bâtiment et leurs organisations professionnelles, Qualibat, les chambres consulaires, la jeune chambre économique. Et cela boostera l'économie non délocalisable.

La Ville va-t-elle donner l'exemple ?
Nous y tenons. Nous avons approuvé la Charte de la construction durable et l'étude d'un plan de rénovation thermique du parc immobilier municipal pour arriver à - 40 % de consommation d'énergie et - 50 % d'émission de gaz à effet de serre à l'horizon 2020. Nous devons réhabiliter 500 bâtiments anciens, pami lesquels 150 où les consommations d'énergie doivent être réduites. 50 sont prioriatires, parmi lesquels 10 écoles et 10 bâtiments culturels, dont Carré d'art. Nous mettrons en place des partenariat public-privé. Les entreprises retenues pour les travaux devront s'engager sur les résultats.
Vous travaillez depuis deux ans sur le chauffage urbain. Où en êtes-vous ?
Nous devons nous passer du gaz, ruineux pour les 20 000 habitants, pour la plupart locataires sociaux, de Pissevin et Valdegour. Nous travaillons sur deux pistes. Une chaudière à bois permettrait une baisse de la facture de 15 à 20 %. L'incinérateur est producteur de chaleur et d'électricité. Mais nous serons peut-être obligés d'attendre la mise en route du deuxième four. Tout ceci est à l'étude.



Françoise CONDOTTA fcondotta@midilibre.com